Le numérique en libre service

Encore un emprunt au globish ? Un FABLAB (pour fabrication laboratory) est tout simplement lieu de partage de la connaissance du numérique.C’est sur le modèle coopératif que fonctionne celui d’Avallon, autrement dit la Fabrique Numérique Avallonnaise hébergée dans les anciens et spacieux locaux de la Croix-rouge.

Son but : démystifier le numérique. Comment ? En dispensant des formations à l’initiation de son utilisation tout au long des démarches rendues indispensables par la dématérialisation et l’éloignement géographique croissants des services publics (médicaux, administratifs) générateurs chez le grand public d’une impression d’abandon qui nuit au lien social. La consultation préalable à distance, les démarches fiscales ou bancaires sont pourtant appelées à devenir la règle pour une majorité usagers en secteur rural.

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La malle aux costumes

 

On sait que l’offre vestimentaire se déploie dans l’Avallonnais avec un choix parfois surprenant : ainsi les amateurs de couvre-chefs en tous genres peuvent-ils compter sur la dernière chapellerie indépendante du département de l’Yonne, sise à Avallon. Plus étonnant : c’est à Bierry, coquet hameau de la commune de Sauvigny-le-Bois que le costume s’affiche – et s’essaye – dans tous ses états et dans toutes ses époques.

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Des routes gauloises à la Via Agrippa

Dès qu’il y eut des champs à défricher, il y eut des chemins empierrés : si les

Á Autun : le “cardo” de la Via Agrippa, au dallage caractéristique.

légions – et face à elles les armées gauloises purent accomplir tant de déplacements, souvent rapides, c’est que la Gaule comportait déjà des routes suffisamment viables qui traversaient les fleuves à gué ou sur des ponts. Chez ces peuples rivaux, elles ne formaient toutefois pas un réseau cohérent. Le schéma routier impérial que va tracer Marcus Vispianus Agrippa, gendre d’Auguste, grand stratège et sorte de vice-empereur, sera centralisé en étoile à partir de Lyon (Lugdunum), afin de relier la capitale des Gaules à l’Italie, à l’Atlantique, à la frontière du Rhin et à Boulogne-sur-Mer, port d’embarquement pour la (grande) Bretagne.

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Vingt siècles de vin à Vézelay

Sous l’église Saint-Étienne, en bas de la rue du même nom, on a trouvé les vestiges d’un temple romain : au vu des objets trahissant un ancien marché, on attendrait Mercure, dieu des carrefours, du commerce et de voleurs. Mais non, il s’agit de Bacchus : on n’échappe pas à son destin. Car si, bien avant l’installation des saintes filles, le cours de la vallée se voue à des eaux guérisseuses, le mont où elles se refugient au ixè siècle, suivies

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La chapelle de la Cordelle

La croix de la Cordelle

Tapi au nord-ouest de la colline entre Ste Marie-Madeleine et St Jacques d’Asquins, il est un petit   bâtiment austère dont le rayonnement spirituel – bien indépendant de ses dimensions ou de son emprise architecturale -, renforce depuis neuf siècle celui de notre splendide basilique. On y accède à partir de la Porte Neuve, en prenant la route d’Asquins, puis, sur la droite une route fort étroite qui conduit à un carrefour de chemins de terre apparaît la fameuse croix de la Cordelle sur son rognon de roche dominant ce versant de la colline, liée pour toujours à la prédication de Bernard de Clairvaux.

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