De Saint-Lazare à…Saint- Lazare

Entre plaine de Saône et contreforts morvandiaux, l’itinéraire du patrimoine roman en Bourgogne déroule ses chefs-d’œuvre de Tournus à Vézelay. Tout se mérite : pour admirer ces joyaux, il faut quitter l’autoroute pour reprendre la bonne vieille nationale, ancienne N6 et ci-devant route royale de Paris à Lyon, réduite aujourd’hui à une banale “D 906”. Rassurez-vous, cela n’a rien d’un chemin de croix, vu les haltes gourmandes qui permettent de marier les plaisirs de la table et ceux de l’esprit, selon l’humanisme propre à notre pays.

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De Vézelay à Fontenay

D‘Yonne en Côte d’Or, cet itinéraire pédestre de 84 kms suit le GR 213, sentier parfaitement balisé, avec comme étapes des sites patrimoniaux aussi attractifs que Vézelay, Avallon, Montréal, Époisses et, au prix d’un détour plus que justifié, les Forges de Buffon. De l’exubérance clunisienne des chapiteaux de la Madeleine à la pureté cistercienne du cloître de Fontenay, voici un saisissant résumé de Bourgogne romane et des parcours très accessibles. Il peut se faire en  trois ou quatre jours avec des étapes quotidiennes variant de 18 à 30 kms suivant la forme et les disponibilités de chacun, jalonné par de très bonnes possibilités d’hébergement.

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Les premiers Bourguignons ?

Surplombant la route lorsqu’on arrive d’Avallon par (l’ex) N6, l’éperon de beau calcaire corallien, où l’on distingue de nombreux abris sous roche, inspire déjà le respect : la Cure qui n’est point ruisseau a dû négocier avec lui deux méandres. Quant aux hommes, ce sont deux tunnels qu’ils ont dû forer  – l’un routier, l’autre ferroviaire  – pour passer en force. Franchissez le premier (allumez vos phares!), et repérez ensuite à gauche le fléchage des grottes d’Arcy, pour une fabuleuse découverte des “âges farouches”, comme il est écrit dans la Guerre du feu de Rosny Aîné. Onze grottes préhistoriques datées du paléolithique moyen au supérieur(-250000 à -10000 ans) y témoignant d’une occupation humaine poursuivie durant plus de 200000 ans. La partie ornée des grottes date pour sa part de 30000 ans, ce qui fait de l’unique ensemble de peinture pariétale de la Bourgogne le plus ancien du monde après celui de la grotte Chauvet (Ardèche).

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Lac du Griottier Blanc

Inclus dans le périmètre du Parc Naturel Régional du Morvan, le lac du Griottier Blanc est un très beau plan d’eau du 8 hectares situé au milieu de la forêt au Duc, l’une des plus étendues de Bourgogne. Calme et retiré, c’est un parcours de pêche dédié à la seule technique de la mouche artificielle.  Fermée à la pêche, la partie Est du lac,accueille une réserve ornithologique et des aires de pique-nique permettent de jouir du calme de ce site magnifique.

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Á Vault-de-Lugny, on soigne les patrimoines

Sis au bord du Cousin, qui vit ici ses derniers méandres avant de rejoindre sa grande sœur la Cure, au pied du Montmartre (357m!), Vault-de-Lugny est un beau village, qui invité autant à la découverte active de ses coteaux – deux chemins de randonnée y sont parfaitement balisés, dont le GR 13 – qu’à la contemplation de son patrimoine artistique.

Son église Saint-Germain, construite vers 1500, classée monument historique, est célèbre pour ses fresques de la passion du Christ, où dominent les ocres et le carmin. Les artistes ont su utiliser judicieusement les contrastes de lumière de la vaste nef au plan carré : ainsi les scènes tragiques sont elle cantonnées au sud, et celles portant l’espérance placées au nord, plus lumineux. L’association des Amis de l’église de Vault-de-Lugny soutient les actions de promotion et d’entretien de l’église, et les restaurations opérées entre 2012 et 2014 ont été l’occasion d’éditer un ouvrage dont le texte est dû à M. Henri Mitterrand : “Peintures murales de la passion : le maître de Vault-de-Lugny”.

Attesté dès le XIè siècle et remanié au XVè, le château des sires de Vault, classé également en 1971, abrite un hôtel-restaurant, l’un des fleurons gastronomiques de l’Avallonnais.

Mais le patrimoine naturel n’est pas oublié : au maraîchage et à l’élevage “bio” de la Ferme de la Butte, dont les produits bien connus des gourmands de la région sont disponibles à sa boutique du village ou au marché d’Avallon, Michel et Jean-Marie Pautard ajoutent la sauvegarde des races bovines traditionnelles : la Casta des Pyrénées, la Ferrandaise des puys auvergnats et la coquette Highland des landes d’Écosse y sont chez elles, à côté des moutons de race Romane et de l’aurochs “reconstitué”, curiosité génétique prisée des forestiers pour ses qualités de nettoyeur de sous-bois. Si la permanence de ces races rustiques et peu exigeantes, qui autrefois labouraient, donnaient du lait et des veaux et qui furent menacées par la spécialisation productiviste des années 1960 est désormais assurée au plan national, c’est grâce à des initiatives comme celle de la famille Pautard.