Neiges morvandelles : le Haut-Folin

flocon FolinC’était au temps où le guide vert Michelin Bourgogne-Morvan, irremplaçable auxiliaire des courts séjours déjà prisés des Parisiens (vous resterez bien un peu plus?), joliment illustré de dessins à la plume, comportait dans son avant propos consacré au climat cette impressionnante mise en garde : le Morvan peut compter jusqu’à cent jours de neige au sol. Réchauffement ou non, nous sommes payés pour savoir que ce temps n’est plus. Mais, sans donner naissance à un tourisme de masse de type alpin, la neige de “cheu nous” a pu toutefois engendrer quelques loisirs hivernaux, dans le massif du Haut-Folin.

Couvert par la forêt de Saint-Prix, ce “mont” qui abrite un relais de télévision, est avec ces 901 m le point culminant du Morvan et donc de la Bourgogne, depuis lequel on peut par temps clair apercevoir le Mont-Blanc distant de 250 km. Il fut jusqu’aux années 1980 la station d’hiver la plus proche de Paris. Le Club Alpin français y avait en effet aménagé un remonte-pente et une piste de ski de descente fréquentée notamment par les Autunois et les Chalonnais, qui pouvaient en outre se réchauffer au chalet-restaurant. Desservie par son enneigement irrégulier, la piste du Haaut-Folin passe pour avoir été la première en France équipée de canons à neige…qui n’auraient jamais pu fonctionner faute de personnel qualifié.

skipiste Folin
Le chalet du Haut-Folin dans les années 50   

Si ces installations furent abandonnées, le massif compte toujours plusieurs pistes de ski de fond damées dès que la couche neigeuse atteint 20 cm, pour la joie des amateurs locaux. Et en toutes saisons, les sentiers de la belle forêt de Saint-Prix offrent de beaux itinéraires de randonnée.

 

Des itinéraires balisés, des pistes damées, de magnifiques sapins.

 

 

 

Au bord de la Cure, 1000 ans de permanence familiale

Mille ans d’existence, une même famille : telle pourrait être la devise du château de Chastellux. Depuis sa construction vers 1080, il n’a cessé en effet d’être agrandi, embelli et restauré par les générations successives de ses occupants.

 

Les armoiries de la famille de Chastellux.

Au XIIIè siècle, le château est remanié et agrandi, et c’est en 1240 – si l’on en croit un graffiti – qu’est construite la magnifique salle des garde, dans le corps de bâtiment le plus ancien après celui de la tour Saint Jean, édifiée en 1116. Á chaque épisode de  l’histoire du duché, puis du royaume, on retrouve les maîtres du lieu, et ce depuis Claude de Chastellux, Grand Maréchal de Bourgogne sous Philippe-le-Bon, jusqu’à François-Jean de Chastellux, compagnon de  Washington durant la Guerre d’indépendance américaine.

Chastellux : la salle des Gardes.

Á notre époque, le château a servi de lieu de tournage, notamment pour une séquence du film Mon Oncle Benjamin (1969). La visite est assurée  par le propriétaire, l’actuel comte Philippe de Chastellux, qui excelle à l’enrichir d’anecdotes captivantes, ou par un membre de sa famille.

 

Ouvert de Pâques à la Toussaint